dimanche 27 mars 2011

La grande vague de Kanagawa











Estampe

Auteur : Hokusai Katsushika (1760 -1849)
Titre de l’œuvre : La grande vague de Kanagawa, Metropolitan Museum of Art, New York (USA).
Date de création : vers 1829-1833
Dimension : 24,8 × 37,0 cm
Technique / Support : estampe, gravure sur bois


Repères historiques : La convention de Kanagawa fut un traité signé le 31 mars 1854 (ouverture des frontières et échanges commerciaux entre le Japon et l’occident).








A propos de l’œuvre et du contexte de création :


Katsushika Hokusai est né en 1760 à proximité d’Edo (aujourd’hui Tokyo). Ce « Fou de dessin » (gakyôjin) tel qu’il aimait à s’appeler lui-même, a laissé une production comprenant des milliers d’œuvres remarquables. Entre 1811 et 1819,  il publie sous le nom de Taitô les dix premiers volumes de la Manga, encyclopédie imagée du Japon en quinze volumes, contenant d’innombrables croquis.

Mais c’est en 1830 qu’il produit son œuvre majeure avec ses grandes séries de paysages dont la plus connue est les « Trente-six vues du mont Fuji ». Le mythique volcan est montré pour la première fois sous de multiples points de vue, des lumières, des atmosphères changeantes. Le cône s’impose parfois magistralement dans sa perfection ou se laisse presque oublier à l’avantage des hommes, de leurs activités, de leur existence. De cette manière, l’artiste n’épuise ni ne répète jamais son sujet mais, au contraire, le modifie, le renforce à chaque nouvelle planche. En même temps, Hokusai, par une subtile utilisation du trait et de la couleur, où domine le bleu de Prusse, récemment introduit au Japon, rend sensibles les quatre éléments et plus particulièrement l’eau.

il fait preuve d’une habileté révolutionnaire pour intégrer à son savoir faire oriental les techniques de la perspective occidentale et construire une illusion spatiale, une profondeur de champ, inconnues jusqu’alors.

« La grande vague de Kanagawa » est la première planche de la série. Hokusai saisit l’instant même où la vague gigantesque, écumante, menace de déferler sur les embarcations et d’engloutir les vulnérables pêcheurs, dont l’existence éphémère est soumise au bon vouloir de la nature.






Ce qui a touché la classe :







Observation faite du tableau, et avant que le nom de l'oeuvre ne soit dévoilé, les élèves lui ont donné un titre. Voici les résultats obtenus : 

Les titres que nous avons donné à l’œuvre :


La vague gigantesque
La grande vague
L'immense vague
La vague Hokusai
La vague du Japon
La vague extraordinaire
Les vagues gigantesques


La tempête
La tempête d'Hokusai
La tempête du Japon
La grande tempête
La tempête grise


Le tsunami du mont Fuji
Le tsunami d'Hokusai
Le tsunami des pêcheurs
Un tsunami au Japon


Les caprices de la mer
Les pauvres pêcheurs
Le grand déluge japonais
















Pratiquement tous les élèves ont utilisé un article défini pour déterminer le nom principal. Hokusai aussi utilise « LA » dans son titre, car c'est "la" vague, c’est la plus grande. Ce que l’on voit en premier, ce qui frappe l'oeil du spectateur, c’est cette immense vague puis ensuite les petits bateaux de pêche. A l’arrière plan, on voit le mont Fuji. C’est une vague dangereuse, immense, monstrueuse, meurtrière, affreuse, crochue, extraordinaire, cruelle,  gigantesque, abominable, effrayante, horrible, terrifiante. On dirait qu’elle a deux bras pour renverser ou pour prendre les bateaux et les hommes. C’est un tableau triste, plutôt sombre.











Mise en réseaux : Le tremblement de terre au Japon et le tsunami qui a ravagé les côtes japonaises au mois de mars 2011.

Réalisation : voir notre dessin animé de la vague en cliquant ici.

Sitographie :

En savoir plus sur Hokusai :

Voir les trente-six du mont Fuji :

Un site très intéressant sur les estampes japonaises :



dimanche 16 janvier 2011

La Tour de Babel





Peinture

Auteur : Pieter Bruegel , dit Bruegel l'Ancien (1525 -1569)

La Tour de Babel, Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)
Date de création : 1563
Repères historiques : apparition du protestantisme et règne de Henri IV (1553-1610).


A propos de l’œuvre et du contexte de création :
Le Livre de la Genèse (du grec « naissance », « commencement », « source », « origine », « cause ») est le premier livre de la Torah (la Bible hébraïque) et de la bible chrétienne.
Le livre de la Genèse veut expliquer l'origine de l'homme et du peuple hébreu jusqu'à son arrivée en Égypte.  Selon la croyance, la Genèse a été inspirée par Dieu à Moïse qui l’a été écrit. On l'appelle parfois le Premier Livre de Moïse.
Le thème du tableau est tiré de la Genèse : Dieu empêchera les hommes de construire une tour atteignant le ciel en multipliant les langues pour qu'ils ne puissent plus communiquer entre eux et en dispersant les peuples.
Bruegel transpose l’épisode biblique à son époque. Anvers est une ville en plein essor, à la société multiculturelle, dans laquelle il devient difficile de s’entendre surtout dans le domaine religieux. Le peintre veut-il dénoncer le désir de puissance et la folie des hommes ? Une autre version de l’œuvre, plus sombre, réalisée vers 1563, est exposée au musée de Rotterdam : La petite tour de Babel.

Vocabulaire
- inspirée : poussé, conseillé, dicté, …
- tiré : qui provient de quelque chose.
- en dispersant : en semant, en éparpillant, en divisant, …
- transpose : du verbe transposer ; adapter, changer…
- biblique (adj.) : issu de la Bible.
- en plein essor : en pleine croissance, en plein développement.

Ce qui a touché la classe :
A l’époque de Bruegels, on ne pouvait pas construire de "buildings" aussi grands. Quand on regarde le tableau, on ne voit pas vraiment tous les détails ; il faut zoomer pour les distinguer. Il a réussi à faire un tableau magnifique à partir de sa technique de peinture à l’huile.
Le beau côté de la tour est orienté vers la ville, alors que du côté du port on voit la tour en construction ; l’activité est plus dynamique, il y a plus d’activités.
Ce qui rend la tour gigantesque, ce sont les détails : la tour qui « chatouille » un nuage, les petites maisons à l’arrière plan, les personnages tout petits en train de travailler, et au contraire le roi et sa cour au premier plan qui apparaissent gigantesques.

Mise en réseau :
des gratte-ciels, la tour Montparnasse, la Tour Eiffel, Big ben, des châteaux, les pyramides égyptiennes ou incas, le film « Le château dans le ciel » de Hayo Myazaki (voir la bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18675070&cfilm=40133.html).

Dans le domaine des langues aussi on peut associer le mot „Babel“ à des mots français comme „babillage, babiller“, au mot anglais „babble“ ou encore allemand „babbeln“.











dimanche 21 novembre 2010

La mosquée de Kairouan.



Architecture.
La Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie
Date de création : vers 670
Repère historique : fondation de l'Islam par Mahomet (570-632).



Kairouan est sans doute la ville de l’occident musulman la plus ancienne. Fondée aux alentours de 670 ap. J.-C., sa Grande Mosquée est considérée par beaucoup comme le quatrième lieu saint de l’Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem.



A propos de l’œuvre et du contexte de création :
Kairouan a été fondée par Oqba Ibn Nafaa (ou Naafi), général envoyé à la tête des armées musulmanes par le Calife de Damas pour convertir le Maghreb (aujourd’hui Tunisie, Algérie, Maroc). Pendant les premières décennies de sa fondation, le rôle guerrier du lieu joua un rôle important, expliquant les aspects militaires de son architecture. Ainsi, la mosquée est équipée d’un système de récupération d’eau de pluie et de vastes citernes souterraines, lui permettant de faire face à un siège prolongé. C’est principalement de Kairouan que furent menés les raids qui permirent l’islamisation progressive du Maghreb.
Plusieurs éléments de sa construction proviennent d’anciens édifices : sculptures antiques autour de la porte, pierres romaines réutilisées pour le mur de fondation, et même marches d’escalier faites avec des pierres tombales !

Vocabulaire
- le Maghreb : territoire qui comprend la Tunisie, l'Algérie et le Maroc.
- convertir : amener les populations à la religion musulmane.
- un siège : (guerre, histoire) lieu où s'établit une armée, devant une ville ou une place forte dans le but de l’attaquer et de la prendre.
- les raids : expéditions militaires, attaques, invasions.


Ce qui a touché la classe :
C'est la plus vieille mosquée du maghreb. Elle nous paraît immense (le minaret, la salle de prières, la cour, ...). Elle ressemble à une forteresse. Les murs font deux mètres d'épaisseur. On peut se mettre sous les portiques pour ne pas avoir trop chaud ou pour être à l'ombre. On a pris des colonnes romaines pour la construire. Grâce aux puits, on peut récupérer l'eau de pluie. Il y a aussi une horloge solaire pour connaître l'heure de la prière.

Mise en réseau : des églises, des mosquées (mosquée de Cordoue, en Espagne), des forteresses, des châteaux-forts (Château Gaillard, en France).

Sitographie : http://hgec.emaugard.free.fr/mosquee/